Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT - Déclaration préalable au CHSCT Ministériel du 11 mars 2016

Retrouvez l'intégralité de notre déclaration préalable en cliquant sur le lien ci-dessus.

A la mi-janvier 2016 WIKIT a été installé dans l’ensemble des services d’inspection du travail. Est-il utile une nouvelle fois de rappeler le travail d’analyse mené par le CHSCT M et le cabinet ERETRA qui a mis en exergue les difficultés que l’outil présente en l’état ? Est-il nécessaire de rappeler à nouveau les interpellations que notre organisation du travail a formulées au cours des dernières réunions de cette instance sur l’impact organisationnel que la mise en place de WIKIT a immanquablement suscité ? Evidemment non, ces alertes sont parfaitement connues de la DRH et de la DGT.

Ces alertes ont-elles été suivies d’une quelconque action, destinée à anticiper les écueils de l’outil ? La réponse n’en est pas moins évidente : non !

Car oui, WIKIT impacte l’organisation du travail, quand bien même la DGT a cherché à contourner cette question, laissant les services déconcentrés gérer, très mal et avec retard ces impacts (...) D’urgence nous demandons une remise à plat et que ces dysfonctionnements soient rapidement corrigés. Sans quoi, WIKIT sera atteint du syndrome « CAP SITERE », au point que certains commencent déjà à regretter ce dernier alors qu’ils n’avaient de cesse de souligner ses défauts. (...)

Les réorganisations se succèdent, sans anticipation, sans accompagnement et sans analyse préalable des risques. La réorganisation territoriale est un exemple des plus actuels, où l’incertitude règne et les études d’impact menées tambour battant sont qualifiée par la DRH, d’insuffisantes. Sans pour autant qu’il soit menées de nouvelles études, soit volontairement, soit dans la cadre des expertises décidées par les CHSCT.

C’est ainsi que les principes généraux de la prévention des risques sont réécrits, par ceux-là même qui en sont les auteurs, au grand dam des agents qui sont censés les appliquer pour autrui. Paradoxe ! Car le principe appliqué est bien le suivant : « pour éviter le risque, le mieux est de l’ignorer ». Pratique ! Mais irréaliste. (...) L’hyper violence entre agents dans laquelle les services de l’inspection du travail sont entrés depuis plusieurs mois est bien réelle, et réellement ignorée !

Et là encore, la CFDT a alerté, dénoncé, réclamé des actes… A défaut d’acte c’est une omerta des plus malsaines qui s’est installée. (...) Les situations s’amplifient, se développent, se gangrènent. Paradoxe là encore d’un service de l’Etat qui plutôt que de vouloir régler ses problèmes préfère voir des services entiers plonger dans le chaos et la paralysie et au final ne plus rendre le service au public, ce qui est pourtant sa raison d’être.

En Pays-de-Loire une UD après l’autre tombe dans les conflits. (...) . En Nord Pas de Calais Picardie, l’UD du Nord (...) En Haute Savoie nul n’est besoin de signaler que cette UD est désormais plongée dans un climat tel, qu’il est impossible pour les agents de pouvoir travailler sereinement. En Ile de France, le niveau de violence est paroxystique. Pour exemple, à l’UD de Paris le cabinet « GESTE » spécialisé en psychologie du travail a fait le constat d’un climat « d’une violence jamais constatée par le cabinet en 30 ans d’activité » (SIC). Des agents se font agresser verbalement en réunion de service sans que la hiérarchie ne cherche à adopter des mesures adéquates.

Le SYNTEF CFDT ne restera pas sans réagir et par cette déclaration nous vous indiquons que nous ferons remonter systématiquement aux administrations centrales, au plus haut niveau, les situations de violence que nous aurons à connaître et n’ayant fait l’objet d’aucune mesure ou bien d’action visant à stigmatiser les victimes. Sur la foi de ces signalements, nous mobiliserons les procédures d’alertes formelles dont vous connaissez les pendants juridiques.

Un autre facteur anxiogène est lié aux affectations des inspecteurs/trices du travail issus de l’EPIT comme du concours externe. Les incertitudes pèsent d’autant plus que ce manque de visibilité perturbe aussi le fonctionnement des services. Pour les IET, nous demandons en particulier que les situations individuelles qui posent problème, et elles sont limitées à deux cas, soient examinées par la DRH avec attention afin de ces futurs/res inspecteurs/trices ne se trouvent pas dans des situations sociales et familiales compliquées, génératrices de stress.

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