Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT - Stop aux idées reçues sur la Fonction Publique !

Retrouvez l'intégralité de l'analyse de la CFDT Fonctions Publiques en cliquant sur le lien ci-dessus.

Il faut cesser de considérer les fonctionnaires, et les politiques publiques qu’ils sont chargés de mettre en œuvre, comme un poids sur le budget de l’État et des collectivités. Les uns comme les autres sont un investissement en termes, par exemple, de cohésion sociale, de développement économique et de sécurité.

Quant au statut de « fonctionnaire » souvent remis en cause, il est avant tout protecteur de l’État, des collectivités et des citoyens. En quelques mots, il est le moyen de garantir la continuité de l’État et des services publics. Par les obligations faites aux fonctionnaires, le statut permet d’assurer la neutralité et l’impartialité des services publics ainsi que leur présence sur le territoire, notamment dans les régions les moins attractives.

Les fonctionnaires coûtent-ils trop chers ? Il y en a-t-il trop ? Au lieu de répondre dogmatiquement à ces questions, le véritable enjeu, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle est de se demander collectivement quelle action publique voulons-nous et quelles finalités souhaitons-nous atteindre en matière de développement, de cohésion, de sécurité ou encore d’éducation.

Cela implique des moyens humains et financiers qu’il faut politiquement et concrètement mobiliser. Ils sont la nécessaire traduction de nos choix démocratiques.

Retrouvez le VRAI-FAUX de la CFDT Fonctions Publiques !

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GOUYON 20/01/2017 09:40

Bonjour,
Tout à fait d'accord avec votre étude. En 41 années de service dont 34 à l'inspection du travail, je n'ai pas eu l'impression de "voler mon salaire" en faisant un métier contraignant et parfois dangereux, en effectuant des contrôles à toutes heures du jour et de la nuit, accompagné ou non par les forces de police, de douane, ou de gendarmerie. Ceux qui jalousent les fonctionnaires n'avaient qu'à, après tout, passer les concours ouverts à tous et accepter des affectations souvent éloignées et à l'époque de percevoir au début de leurs carrières, des salaires bien inférieurs au privé. Comment parler des fonctionnaires privilégiés alors que les primes ne sont que partiellement prises en compte dans le calcul de leurs retraites? Comment parler de privilèges lorsque l'on sait que les fonctionnaires ne peuvent prétendre à aucune indemnité de départ à la retraite, à aucune épargne salariale, à aucun des avantages liés à l'existence d'un Comité d'Entreprise. Comment ne pas juger sévèrement l'attitude de nombreux hommes politiques qui dénigrent depuis de trop nombreuses années l'action et l'existence même des fonctionnaires qui les servent pourtant avec fidélité, impartialité et dévouement? Je pense réellement que la Fonction Publiques et les personnes qui y travaillent font l'objet d'une discrimination et d'un "racisme socio-professionnel". Il suffit de voir pour s'en rendre compte la couverture de certains journaux puants tel l'un des derniers numéros de "Valeurs actuelles". Et après tout, ceux qui critiquent les fonctionnaires le plus durement sont bien contents de les avoir comme clients "bons payeurs" de leurs commerces et de leurs entreprises. La France est décidément parfois un drôle de pays.......

Pascale 10/01/2017 14:28

bonjour, et merci de prendre ces questions à bras le corps, à défaut de voir les politiques se les poser sérieusement ! 2 questions sur la façon d'appréhender la question des fonctionnaires :
1°) n'Est-ce pas un défaut de lisibilité et de compréhension des politiques publiques pour le citoyen, qui conduit à cette extrapolation permanente du politique, et par capillarité du citoyen, "trop de fonctionnaires, trop chers et inutiles, voire empêcheurs de développement économique" ? le discours politique surfe en permanence sur le ressenti ici et là du citoyen, non ?
2°) comment faire pour que le citoyen renoue avec les services publiques cruciaux : hôpital, éducation, justice, protection, accès au droit et respect du droit pour les plus fragiles socialement, quand il s'aperçoit que ceux-ci fondent comme neige au soleil, ou ne colle plus aux besoins fondamentaux ?
Pascale - Nantes