Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT : contre le FN, voter Macron !

Pour une partie des électeurs, l’élection présidentielle 2017, ce serait déjà fini.

Ils ne se reconnaissent pas dans un second tour dont ils se sentent floués, un second tour qu’ils voient comme la réédition du hold-up démocratique de 2002.

Car comment qualifier autrement une élection où le seul choix laissé aux électeurs serait de voter contre son cœur et ses convictions, voter par défaut pour le seul candidat étiqueté démocratiquement correct, mais pour eux politiquement inacceptable.

Nous voulons nous adresser à ces déçus du premier tour

Et qui n’entendent pas choisir au second

Pour ceux-là, les injonctions bien pensantes à faire barrage au FN sont ressenties comme une véritable violence, entre mépris et aveuglement.

Il n’est pas un jour où un homme politique, veste parfois retournée, une célébrité, parfois fiscalement expatriée, ne prend la parole pour dénoncer le « ni-ni ».

Nous mesurons ce que ces postures de directeurs de conscience ont d’insupportable.

Et nous l’affirmons, ce qui s’est exprimé ce 24 avril ne doit pas être étouffé, ce profond désarroi et ce désaveu cinglant pour la classe politique traditionnelle.

Encore faut-il préserver l’espace démocratique pour les faire entendre et construire des alternatives politiques, un espace qui permette d’exprimer conflits et contradictions et de construire des mobilisations.

C’est cet espace qu’il s’agit de protéger aujourd’hui, ni plus ni moins

C’est pourquoi la CFDT se mobilise depuis plusieurs mois contre le FN dont la rhétorique et le projet sont antinomiques avec les valeurs démocratiques, solidaires et progressistes qu’elle défend.

La CFDT s’est toujours battue contre le totalitarisme, la xénophobie et le rejet de l’autre. Pour la CFDT, le FN n’est donc pas une option !

Alors oui, nous appelons au sursaut démocratique et à voter pour battre le FN.

Même si inévitablement, pour certains d’entre nous, ce sera : «Et zut, je vote Macron ».

Et même si, nous le savons bien, dénoncer le Front National ne suffira pas.

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