Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT -- Pour des Contrôleurs du travail reconnus et réellement valorisés !

Les élections professionnelles dans la Fonction Publique n’auront lieu que le 6 décembre 2018, mais déjà des organisations syndicales (OS) au ministère du travail ont commencé à afficher des arguments électoralistes, faisant feu de toute situation jugée a priori discriminante, se vantant d’obtenir une réaction de l’administration quand celle-ci ne fait que mettre en œuvre des directives de la Fonction Publique, ou encore arborant des revendications démagogiques leur permettant ensuite de se dédouaner lorsqu’elles ne sont pas obtenues.

Les négociations sur l’avenir des Contrôleurs du Travail en sont une illustration.

Le SYNTEF-CFDT a été clair en s’engageant, dans le cadre du « Ministère Fort », en faveur du plan de transformation de l’emploi (PTE) des Contrôleurs, allant jusqu’à faire intervenir sa Confédération pour garantir le maintien de la promotion par liste d’aptitude dans le texte soumis au Parlement, quand d’autres OS agissaient auprès des groupes parlementaires pour faire capoter ce qu’elles rejetaient de façon idéologique. Nous ne referons pas l’histoire, le match a vu un dénouement heureux pour nos collègues.

A l’idéologie la CFDT préfère le pragmatisme dans le cadre du dialogue social. Nous continuerons d’agir pour une meilleure reconnaissance professionnelle, sans céder aux sirènes démagogiques en ces temps pré-électoraux.

Le PTE aura permis au 31/12/2019 de promouvoir 1 538 collègues dans le corps de l’inspection du travail. Mais le SYNTEF-CFDT ne peut se satisfaire de cette situation qui laissera en 2020 plus de 900 agents sans solution, 390 en 2024 compte tenu des départs en retraite.

C’est dans ce cadre que des négociations se sont ouvertes fin 2017 : un consensus syndical a rapidement émergé sur le passage de tous les CT en inspecteurs du travail (IT).

Pour le SYNTEF-CFDT cette revendication est le préalable nécessaire à l’étude de la question corollaire des parcours professionnels des agents.

Une pétition intersyndicale a recueilli près de 2 200 signatures sur le sujet dans un ministère qui compte un peu plus de 9 600 agents !

Dans ce contexte et après avoir obtenu au « forceps » un rendez-vous, les OS ont été reçues le 26 mars 2018 par le Directeur de Cabinet de Madame la Ministre.

Dans la salle des accords de Grenelle, lieu emblématique du dialogue social, le Directeur de Cabinet  a jugé « irresponsable pour la qualité du service public » de promouvoir les 990 Contrôleurs du travail restant.

Tout cela à l’appui des conclusions du rapport 2017 du jury du CRIT !

Le SYNTEF-CFDT a dénoncé dès janvier 2018, dans une lettre ouverte au président du jury du CRIT et à l’administration siégeant en CAP des Contrôleurs, ce rapport faisant mention de propos inappropriés, vécus par nombre d’agents comme déplacés ou insultants.

Pourtant des solutions existent et les agents peuvent notamment être accompagnés par des formations dédiées pour augmenter leur chance de réussite au CRIT.

Mais pour  le Cabinet il n’est même pas question d’envisager un nouveau PTE pour les 390 agents restant dans les services en 2024 : la solution à l’étude étant celle d’aménager le CRIT pour la moitié d’entre eux.

Le SYNTEF-CFDT ne veut pas d’une demi-mesure : d’autres solutions existent.

  • Un nouveau PTE sur la période 2020-2024, avec une promotion paritaire entre la voie d’examen professionnel et la liste d’aptitude.
  • Un parcours de formation professionnalisante des Contrôleurs en Inspecteurs doit en outre être exploré, avec un pourcentage conséquent de passages dans le corps de l’IT.

A l’investissement d’agents compétents intervenant au quotidien auprès des usagers, l’administration répond par une reconnaissance au rabais en proposant une grille indiciaire dite « petit a ». Le SYNTEF-CFDT dénonce ce classement dans une grille inférieure à celle de la catégorie A type, applicable aux Attachés.

Si toutes les OS avaient refusé cette proposition en séance de négociation avec la DRH, pourtant l’une d’entre elles n’a pas hésité à rouvrir le sujet.

Le Directeur de Cabinet nous a demandé de lui fournir des arguments pour plaider la cause des agents auprès de BERCY !!

Nous lui avons répondu avec d’autres OS que compte-tenu des 400 départs en retraite dans le corps de l’Inspection du travail, la solution est toute trouvée : remplacer les IT en promouvant les CT.

Inenvisageable pour le Cabinet compte-tenu des engagements présidentiels de réduction du nombre de fonctionnaires.

Le SYNTEF-CFDT ne peut se satisfaire d’un dialogue social tronqué par avance et exige que ce sujet important ne soit pas conditionné par les coupes budgétaires.

C’est pourquoi le SYNTEF-CFDT a demandé la réouverture d’une négociation transparente et sincère.

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