Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT - Déclaration préalable à la CAP de l'Inspection du travail du 26 juin 2018

Cliquez sur le lien ci-dessus pour accéder l'intégralité de notre déclaration préalable.

Cette CAP, qui devait avoir lieu le 17 mai puis le 13 juin ne se tient finalement que ce 26 juin, donc  bien tardivement, principalement du fait de l’administration, les effectifs de référence n’ayant été arrêtés que début avril. Ce bégaiement répété de la CAP résulte en amont de la publication tardive des postes vacants, qui elle-même résulte des suppressions de postes que nos services ont subies début 2018…

Ceci est dommageable à tous égards : pour les agents qui attendent leur mutation, parfois dans des situations personnelles difficiles, pour le bon fonctionnement des services dans lesquels les postes vacants impliquent des intérims alourdissant les charges de travail. Ces réorganisations répétées impactent très défavorablement le mental des agents. L’Inspection du travail serait-elle devenue le nouveau France Télécom ou la SNCF qui hoquètent une réorganisation tous les deux ans avec les risques psycho-sociaux que l’on sait ? Nous espérons que non, sans en être sûr…

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Nous continuons à dénoncer la situation des effectifs, notamment dans les pôles Travail et l’existence de postes n’ayant pas fait l’objet de publication. Comment conduire de front le renforcement général des contrôles appelés par le gouvernement et en particulier en matière de PSI  ainsi que la réalisation des actions collectives de tous niveaux avec des effectifs contraints ? Nous dénonçons ces injonctions contradictoires !

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Le SYNTEF-CFDT tient aussi à rappeler que la réalisation des  missions de l’inspection du travail suppose que tous les niveaux prennent leur responsabilité : la réduction des effectifs ne peut pas, ne doit pas nous conduire à baisser les bras. Le SYNTEF-CFDT refusera toujours cette vision suicidaire qui consiste à se démettre de nos missions tout simplement parce que notre survie est à ce prix.

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De manière générale, nous rappelons que c’est le SYNTEF-CFDT qui a demandé l’élargissement à son maximum de la liste d’aptitude, dite liste « CRIT ». Aussi, notre syndicat ne peut que regretter que ce système de promotion ne soit pas reconduit au-delà de 2019. Le SYNTEF-CFDT dénonce vivement le manque d’engagement et de moyens mis sur la table s’agissant de l’achèvement du processus de requalification des contrôleurs du travail.

Le Cabinet a une attitude désinvolte voire méprisante qui n’est pas digne de sa fonction. Cela porte également préjudice au dialogue social puisque les OS se sont engagées dans un processus de négociation alors même qu’en réalité aucune marge de manœuvre n’était laissée à ce dialogue. Sans grain à moudre pourquoi mettre les partenaires sociaux autour de la table ? La Ministre doit prendre ses responsabilités à cet égard. Nous demandons qu’en urgence, cette position soit entièrement revue et que des propositions sérieuses nous soient faites.

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