Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT - Le CHSCT Ministériel du 21 juin 2018 n'a pu se tenir et c'est dommage...

Pour lire l'intégralité de notre projet de déclaration préalable, cliquez sur le lien ci-dessus

Le CHSCT Ministériel du 21 juin a été boycotté par une majorité de représentants du personnel à laquelle le SYNTEF-CFDT ne s'est pas joint.

Nous avions prévus d'intervenir préalablement à ce CHSCT-M en rappelant nos interventions en 2016 et 2017 pour alerter une nouvelle fois sur le climat délétère extrêmement violent qui règne dans les services déconcentrés, centraux, mais aussi dans les établissements dépendant de notre Ministère.

 

Nous avons ainsi alerté, dénoncé, réclamé des actes, et nous continuerons à faire remonter ces situations, alors même que des faits dramatiques se multiplient, et qui ont de lourdes conséquences sur les agents concernés, mais aussi sur l’ensemble du collectif de travail.

 

Mais le Syntef-CFDT ne se joindra pas à des tentatives de récupération de situations humaines finalement tragiques, ne serait-ce que par respect pour les personnes disparues.

 

Boycotter le CHSCT-M alors que l'administration annonce que le prochain serait convoqué en octobre c'est perdre du temps et une occasion d'agir sur les situations alarmantes.

 

Le Syntef-CFDT aurait souhaité attirer l'attention de l'administration lors de ce CHSCT-M sur la situation de l’INTEFP. Suite au décès du responsable du CIF de Lille, et à la persistance d’un dialogue social dégradé, nous apprenons en effet qu’une enquête menée par l’ISST vient de débuter et nous demandons à être tenu informé de ses résultats.

 

Nous aurions souhaité également attirer l'attention sur l’agression dont a été victime une inspectrice du travail de Corse, dans l’exercice de ses fonctions. Le Syntef-CFDT demande fermement à ce qu’un CHSCT extraordinaire, non encore convoqué à ce jour, soit tenu au plus vite en Corse.

 

Le Syntef-CFDT aurait aussi interpeller l'administration sur la stratégie immobilière de l’Etat pour le réseau des DIRECCTE en matière d’amiante, ainsi que l’analyse juridique de la DAJ qui devrait permettre de venir à bout de la complexité administrative que doivent affronter nos collègues sur les sites susnommés.

 

Car placer des agents en « position exceptionnelle d’absence, sans obligation de contrepartie de travail », c’est à dire sans bureau, sans lieu de travail, en supprimant tout lien avec le collectif de travail, pendant pratiquement 6 mois, est tout simplement indigne du Ministère social qui est le nôtre.

 

Il est regrettable de constater la lenteur de prise en charge d’agents, dont le traitement du dossier amiante est rendu urgent par la gravité des pathologies rencontrées.  Des délais de traitement de plus de 2 ans sont recensés dans ce document ! Dans un contexte hélas le plus souvent dramatique, le Syntef-CFDT exige que le traitement administratif de ces dossiers soit le plus humain possible.

 

Alors même que les alertes qui nous remontent des services, portent encore et toujours sur les effectifs, les moyens financiers mis à disposition, et surtout sur le sens donné par la hiérarchie aux missions dévolues à l’emploi, le Syntef-CFDT poursuivra son action de vigie, et ce, même si la publication du rapport CAP 2022, craint et redouté, se fait toujours attendre.

 

Le Syntef-CFDT demande donc à ce que les représentants du personnel soient le plus rapidement informés des conséquences de ce rapport sur nos services.

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