Publié par SYNTEF-CFDT

SYNTEF-CFDT - Déclaration préalable au CHSCT-Ministériel du 25 octobre 2018

Les représentants du Syntef-CFDT, fortement impliqués dans le travail du CHSCT Ministériel, estiment que celui-ci est le lieu de l’expertise des sujets et d’un travail en profondeur dans la continuité.

 

Notre conviction profonde est que mener à bien des sujets aussi importants que ceux relatifs à la protection de la santé et de la sécurité des agents, exige de laisser de côté les postures idéologiques et politiques.

 

Notre seul objectif est de faire progresser les conditions de travail et la protection de la santé de nos collègues, en adéquation avec les principes défendus par la CFDT, parmi lesquels un dialogue social constructif, expression syndicale de la démocratie ainsi qu’une approche réformiste.

 

Dans cet état d’esprit, nous avons accompli beaucoup au cours de notre mandature : Nous avons activement participé aux différents groupes de travail et expertises qui ont portés sur WIKIT, la réforme territoriale, l’emploi, les renseignements, l’amiante.

 

Car entre la fusion des corps d’inspection du travail et la mise en place des DI(R)ECCTE, la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et la Modernisation de l’action publique (MAP), la fusion des anciennes Régions (Loi NOTRe) et les divers changements réglementaires affectant le sens et les modalités d’action de nos services (une liste qui, vous le savez, ne saurait être exhaustive…), les services de notre Ministère tant au Travail qu’à l’Emploi et dans les services Support subissent d’importantes transformations que rien ne semble pouvoir arrêter.

 

Mai 68 revendiquait l’imagination au pouvoir,

nos gouvernants l’ont mise en œuvre !!!!

 

En effet, depuis les annonces violentes par voie médiatique d’une restructuration de grande ampleur du versant Economie des DIRECCTE, de la fuite organisée ou pas, du rapport CAP 2022 et de la parution en plein été de deux circulaires du Premier Ministre, il règne une véritable Foire aux options les plus inattendues, le tout dans une atmosphère des plus alarmistes et alarmantes.

 

Mais qui en pâtit en 1er lieu si ce ne sont les agents ?

 

  • Qui ont déjà vécus pour un certain nombre d’entre eux une réforme territoriale dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences !
  •  A qui on a déjà demandé de se repositionner sur des missions qu’ils n’avaient pas envisagé de remplir, ni de déménager. Agents de tous grades et de toutes origines ministérielles.
  • A qui on ne donne pas ou plus les moyens de mener à bien leurs missions !
  • A qui on reconnait la valeur professionnelle sur un poste de Contrôleur mais à qui on refuse le passage au grade d’IT ! Et que l’on laisse sans perspective de carrière !

Force donc est de constater que les promesses multiples et répétées de la DRH sur le travail d’anticipation, et d’accompagnement qui devait être réalisé en interministériel, avec les OS et le CHSCT-M pour construire un plan de prévention des risques liés à la réforme territoriale, n’ont pas été tenues.

 

-        Quid du rapport d’impact sur les conditions de travail liées à la réforme territoriale et de ses recommandations, qui sont pour parties de simples rappels visant la réglementation devant être appliquée ?

-        Quid de l’absence de DUER dans toutes les Régions ? 

-        et donc Quid d’une prévention des risques sérieuse au sein d’une DIRECCTE aussi étendue que l’ARA par exemple ?

Mais Zen, tout va bien se passer…. Si on lit le petit dico d’action publique 2022…

 

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