Publié par SYNTEF-CFDT

L’OTE continue de se rapprocher inexorablement, le calendrier a été fixé (janvier pour les SGC, 1er avril pour les DREETS et les DEETSS).

Le re-confinement annoncé par le Président de la République va de nouveau impacter fortement l’activité des services. Adaptation du plan de soutien à l’économie, dans la ligne de l’actuel plan de relance, Activité partielle, PSR sont plus que jamais prioritaires.

Les injonctions hiérarchiques tombent déjà : « il faut muscler les effectifs sur ces dispositifs » ….

Mais avec quels effectifs et quels moyens ?

Les leçons du dernier confinement n’ont visiblement pas été tirées. Après avoir reconnu la qualité du travail des agents et l’adaptabilité dont ont fait preuve les services, la logique arithmétique et comptable de réduction des effectifs (PLF 2021) reprend donc le dessus.

Après une valse-hésitation de plus d'un mois pour fixer ce nouveau calendrier, nos gouvernants ont finalement décidé que l’OTE doit se poursuivre.…

Une OTE pour satisfaire qui ? Une OTE pour quoi faire ?

Le SYNTEF- CFDT  est interpellé par des collègues de plus en plus sollicités et écrasés par le poids des missions et tâches : plan de contrôle activité partielle, développement des mesures emploi, suivi des Plan de Sauvegarde de l’Emploi et Activité Partielle de Longue Durée.

Pourrons-nous encore travailler sereinement et répondre aux attentes des usagers (salariés et employeurs) qui font confiance à un service du public de qualité en menant une telle restructuration de nos services dans une période aussi complexe ?

Qui peut raisonnablement croire aujourd’hui qu’un Secrétariat Général Commun sera efficient et efficace au 1er janvier 2021 ? Qui peut croire que les injonctions descendantes du Ministère de l’Intérieur seront sans effet sur la réactivité, l’engagement et l’adaptation que réclament bon nombre de nos missions ?

En plein confinement, il est demandé aux agents de se positionner sur les SGC pour le 10 novembre prochain : C’est totalement irréaliste !

Nous demandons au plus vite :

- l’arrêt immédiat de tous travaux relatif à l’OTE

- de définir clairement les missions prioritaires  pour les services des actuelles DIRECCTE : s'occuper des entreprises en difficulté ou s'investir dans la mise en œuvre d’une réforme qui va à l'encontre de l'intérêt des usagers en pleine période de pandémie ?

- de redonner des moyens humains aux services tant côté "Pôle 3E"(du fait de la surcharge de travail liée aux conséquences de la pandémie), que du côté "Inspection" (pour répondre notamment aux préconisations formulées par la Cour des Comptes dans son rapport de juin dernier).

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