Publié par CFDT Fonction Publique

 



Réforme des retraites
 la CFDT fixe ses priorités





Dépêche AFP

La CFDT est opposée au passage de 40 à 41 ans de la durée de cotisation d'ici à 2012 en raison du faible taux d'activité des seniors et demande que le Fonds de réserve des retraites soit "sanctuarisé".La CFDT souhaite que l'on continue d'augmenter le minimum contributif pour se rapprocher d'une retraite à 100% du Smic
. 


Deux jours avant le début des concertation entre partenaires sociaux et gouvernement sur la deuxième étape de la réforme des retraites prévue par la loi Fillon de 2003, la CFDT a présenté ses positions.

 


D'une part, la CFDT s'est opposée à l'allongement progressif de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein (40 à 41 ans), disposition de la loi de 2003 prévue à partir de 2009 jusqu'à 2012. C'est une disposition "injuste et inefficace" tant que le taux d'activité des seniors reste faible, a argumenté la confédération. Selon elle, ce taux serait de 38,1% en France en 2006 contre 43,6% en moyenne dans l'Union européenne. 


Pour assurer le financement des régimes de retraite, la CFDT demande des mesures pour augmenter ce taux d'activité et souhaite que le transfert des éventuels excédents de l'Unedic aux comptes des retraites soit confirmé. Elle demande également que le Fonds de réserve des retraites soit "sanctuarisé" pour le mettre à l'abri de toute ponction éventuelle et que la taxe sur les revenus du patrimoine et de placement, actuellement de 2% et qui l'alimente en partie, soit doublée.


Pour augmenter les retraites les plus basses, la CFDT souhaite qu'un nouveau mode d'indexation du minimum contributif permette de maintenir dans le temps la parité avec le Smic, ainsi qu'une augmentation plus rapide de ce minimum pour se rapprocher de 100% du salaire minimum.


Pour réduire les effets négatifs des "parcours professionnels accidentés et des aléas de la vie", la CFDT propose également une meilleure validation des périodes de chômage et de maladie et une prise en compte des mauvaises conditions de travail et des effets de la pénibilité sur l'espérance de vie.

 


  dépêche AFP

Commenter cet article