Publié par SYNTEF-CFDT




           R G P P :

 

Une réforme en dépit du bon sens !

NON au démantèlement du service public !

et à une réforme purement comptable de l’État




Pour la deuxième fois en quelques mois, après les 96 mesures annoncées le 12 décembre dernier, Nicolas Sarkozy vient d’annoncer, le 4 avril lors du deuxième Conseil de Modernisation des Politiques Publiques (CMPP) une série de 166 mesures pour réformer la fonction publique. Un troisième CMPP est annoncé pour la mi-mai. Et
 « …nous en ferons autant qu’il y aura de décisions à prendre qui permettront d’améliorer le service public et de dégager des marges»

Sous  couvert  de  pragmatisme  (qui peut décemment s’opposer à  une  modernisation  de l'administration ?) cette réforme de l’État, menée au pas de charge par une poignée de hauts fonctionnaires avec l’aide de cabinets d’audit privés, sans aucune concertation, affiche clairement son objectif : économiser 7 milliards d’euros en trois ans !


Par deux fois le président de la République nous a livré un catalogue de mesures disparates, sans aucune vue d’ensemble, sans projet à moyen ou long terme, sans ambition ni pour l’État ni pour le service public qu’attendent les usagers.

Toutes les expériences étrangères, dont celles citées en exemple par le président de la république – Canada et Suède - ont réussi parce qu’elles ont pris le temps du débat, de la transparence et de la négociation.


Au-delà du slogan politique simpliste comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, le gouvernement ne se pose pas les questions essentielles :


  - quelle est la finalité de cette réforme ?

  - va-t-elle réellement permettre d’économiser de l’argent ?

  - quel doit être le rôle de l’État dans les décennies à venir ?

  - quelles solidarités devons-nous garantir au niveau national ?


NON, ces questions le gouvernement ne se les pose pas ! Et pour parvenir à son objectif purement comptable de 7 milliards d’euros d’économies, il est donc obligé de mener en parallèle une politique de rigueur sur les budgets sociaux.


Il ne s’agit plus de réorganiser l’administration, mais bien de faire des coupes claires dans le domaine du logement, de l’emploi, de la formation ou de la lutte contre l’exclusion. Il y a aujourd’hui un vrai risque de voir l’État se désengager de ces dossiers sous couvert de modernisation de l’administration, de se décharger un peu plus sur les collectivités locales ou de confier au privé des missions de service public...

 


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