Publié par SYNTEF-CFDT



A Valenciennes, un Contrôleur du Travail du SSRE
menacé d'une arme à feu !



C'est avec beaucoup de colère et d'inquiètude que nous avons appris qu'un de nos collègues Contrôleur du Travail à Valenciennes a été agressé par un demandeur d'emploi mécontent d'une sanction dont il avait fait l'objet.
 
Ce Contrôleur du Travail est arrivé  à la DDTEFP Nord-Valenciennes le 01/09/2000. Après cinq années passées à l'Inspection du Travail,  il a été affecté au Service de Suivi des Recherches d'Emplois (SSRE) depuis le 1er décembre  2007.
 
Une agression particulièrement violente.
 
Le 6 Août 2008 à 9 h 45, un individu a réussi à s'introduire dans les locaux de la DDTEFP profitant de l'affluence pour passer inaperçu. Il savait où il allait. Arrivé au premier étage, il a demandé à rencontrer ce contrôleur nominativement à un agent de la Direction.
Ce dernier a fait patienter l'individu dans le couloir et a prévenu le contrôleur qu'une personne désirait le voir.

Notre collègue a rejoint le demandeur d'emploi pour l'inviter à s'installer dans le local prévu pour la réception du public. A l'arrivée dans le local, le demandeur d'emploi, qui tournait le dos à notre collègue, s'est alors retourné promptement, une arme à la main, en l'enjoignant de le suivre.

Notre collègue a alors bousculé l'agresseur et réussi à lui attraper l'arme qui était braquée sur lui. A ce moment, l'agresseur a sorti une bombe de gaz lacrymogène et en a aspergé notre collègue.

N'y voyant plus rien et brûlé au premier degré au visage, notre collègue a couru dans le couloir en criant "agression !" pour prévenir ses collègues. L'agresseur s'est alors enfuit en vidant sa bombe lacrymogène dans les couloirs de la DDTEFP.

Notre collègue a pu être soigné rapidement. Il souffre de brûlures au visage et aux yeux. Il bénéficie de la protection fonctionnelle et psychologique.

Le choc  est évidemment immense pour notre collègue et les agents de la DDTEFP de Valenciennes. 

Le 6 août personne n'était en mesure d'identifier l'agresseur, ce qui a créé un climat de peur et d'insécurité au sein des services de la DDTEFP.

Jusqu'à ce que l'agresseur réitére ses menaces


Le 14 Août 2008, l'agresseur faisaient parvenir  une lettre à la DDTEFP, à l'attention du contrôleur, lui demandant de nouveau de verser 600 € sur un compte désigné dans le courrier dans un délai d'une semaine sous peine de représailles. L'enquête effectuée par les agents de la DDTEFP, en collaboration avec les services des ASSEDIC et ANPE.  a permis de repérer l'individu. Grâce à ses coordonnées bancaires, l'agresseur a pu être rapidement identifié. 

L'agresseur a été arrêté lundi 18 août à 11 heures. Lors de la confrontation avec notre collègue, il a réitéré ses menaces. Il comptait revenir à la DDTEFP s'il n'obtenait pas satisfaction, à savoir, le virement des 600 €.

En réalité, le demandeur d'emploi avait fait l'objet d'une sanction pour insuffisance de recherche d'emploi qui s'était traduit par une baisse de son indemnisation de 20% pour une durée de deux mois soit un total de 140€.
 
Le Procureur de la République a déclenché la procédure de comparution immédiate. L'agresseur comparaîtra jeudi 21 août à 16 heures au Tribunal de Valenciennes.

Une nouvelle agression qui ne peut rester sans suites

Cette agression est très inquiétante et met en évidence qu'il reste un important travail à faire en lien avec les Comités d'Hygiène et de Sécurité (CHSCT) pour : 

  -    améliorer la sécurité des agents à l'accueil et dans les services ;
 -  améliorer la gestion de ce type de crise (mises en sécurité des agents, suivi psychologique de l'agressé mais aussi de ses collègues ) ;
 - savoir anticiper les risques  lors de menaces d'où qu'elles viennent. Ainsi un courrier menaçant pourrait être traité comme une agression et faire l'objet d'une plainte.

Nous pensons aujoud'hui particulièrement au contrôleur du Travail et à nos collègues de la DDTEFP de Valenciennes très marqués par cette agression.


La CFDT se constitue partie civile. Nous vous informerons des suites reservées à cette affaire par la Justice et par notre administration.

 

Vous pouvez commenter cet article en cliquant sur le lien 'ajouter un commentaire' en bas à droite du texte.

Commenter cet article