Publié par SYNTEF-CFDT

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Agression Grave d'un collègue dans l'Hérault

 

 

Le mercredi 1er août 2012, un collègue Contrôleur du Travail qui voulait opérer un contrôle de travail dissimulé dans un bazar-tabac de Balaruc-les Bains dans l'Hérault a été victime d'un employeur qui s'est violemment opposé à l'agent de l'Inspection du travail.

Outre qu'il a essayé de le frapper à coups de pied, notre collègue a été, par ailleurs, copieusement insulté puis à fait l'objet d'injures racistes. Ces injures racistes sont d'une particulière gravité. 

Les coups portés n'ont pu être évités que parce que deux gendarmes étaient présents lors de ce contrôle, à la demande de notre collègue. Ils ont par ailleurs demandé à l'agresseur de reposer une paire de ciseaux dont il s'était emparé, menaçant. 

Notre organisation est particulièrement préoccupée par l'accroissement de la violence lors des contrôles. Que ce serait-il passé en l'absence des forces de l'ordre ? Comment même est-il possible que cet employeur ait pu agir ainsi en leur présence ? Cette situation est infiniment inquiétante pour l'ensemble des agents.

L'Union Régionale Interprofessionnelle CFDT du Languedoc Roussillon et le SYNTEF-CFDT ont immédiatement réagi et demandé à être reçus par le Préfet de Région.

Nous avons été reçus par le Secrétaire Général de la Préfecture le 20 Août 2012 en présence d'un représentant de la DIRECCTE. Nous avons rappelé l'importance d'un soutien sans faille et public de l'action de l'Inspection du travail et d'une condamnation forte et, elle aussi publique, des agissements delictueux de tels employeurs.

Nous reprendrons, dans ce cadre, rendez-vous avec le Préfet de Région. 

L'employeur a été entendu par la gendarmerie et le parquet a décidé de poursuivre l'employeur qui pour ces délits pourrait être condamné jusqu'à la peine de six ans d'emprissonnement et 22 000 euros d'amende.

L'audience aura lieu le 20 septembre 2012, la CFDT s'est d'ores et déjà portée partie civile.

 

Pour lire la lettre adressée au Préfet par la CFDT le 7 Août 2012, cliquez ici

 



 

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