Publié par SYNTEF-CFDT

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SYNTEF-CFDT  Ile de France

Bulletin d’information de la Section syndicale 

 U.T PARIS 

  

Le malaise grandit-il au sein

de l’inspection du travail parisienne ?

 

Il le semble, tant la moindre velléité d’organisation et d’encadrement donne lieu aux interprétations les plus âpres.

Ceci…faute de dialogue entre agents, faute de dialogue social,  faute de négociation sur la réforme de l’évaluation que nous appelons de nos vœux, et en l’absence d’un véritable soutien aux sections d’inspection, et enfin, à défaut d’une véritable volonté de faire appliquer le code du travail là où ça fait mal…

Oui, il y a beaucoup à faire pour reconstruire un collectif de travail mis à mal par les antagonismes qui se sont creusés ces derniers mois. 

Et l’erreur se répand de croire que l’inspection du travail n’a pas besoin de structures pour être efficace, qu’elle peut à la fois appartenir à la fonction publique, tout en fonctionnant en auto-gestion, et que la hiérarchie n’a pour seul objet que d’être la cible de toutes les critiques et être responsable de tous les maux.

Et pourtant le temps presse, car les mots eux-mêmes paraissent comme rongés de l’intérieur. Examiner un chrono pour réfléchir à l’activité d’un agent, c’est nier les réalités du terrain ! Le directeur de secteur qui se prêterait à cet exercice : un petit chef ! Travailler ensemble, ça ressemble à s’y méprendre à une atteinte à la sacro-sainte autonomie de l’inspection du travail ! Et un agent trop zélé qui a l’étrange idée de rendre compte de son travail, de quel adjectif l’affubler ???

Faut-il vraiment, en attendant que tout change, brûler nos directeurs de secteurs ? Les confiner à la gestion des absences et des fournitures ? Les mettre au placard ?

Est-il véritablement inconcevable qu’ils ne puissent apporter quoi que ce soit aux agents de sections ? Que le regard à la fois extérieur et de terrain d’un directeur de secteur, soit autre chose que pernicieux ?

Et ces chronos, devons-nous vraiment les cacher, jalousement, ou frileusement ?

Nos chronos, nous en sommes fiers, ils rendent compte de notre activité, de nos choix, de nos difficultés, de nos échecs aussi. Il n’y a aucune raison de ne pas les montrer, bien au contraire. Car nos échecs, ce sont souvent ceux de la politique travail mise en œuvre, ou plutôt non mise en œuvre, par nos gouvernants.

Nous l’avons dit, et répété : c’est de dialogue social dont l’inspection du travail a besoin. Et aussi de dialogue entre les agents, sans exclusive, y compris entre agents de niveaux hiérarchiques différents.

Nous pensons en ce sens qu’il faut véritablement examiner les risques psycho-sociaux dans nos organisations, nos métiers, sans faux-semblants, sans récupération ou simplification. 

A ce titre nous pensons qu’il faut cesser de concevoir les RPS à la seule aune des malheureux suicides de nos collègues. Ce discours simplificateur lui-même est en passe de susciter un malaise.

Un rapport d’expertise sur les RPS n’a-t-il pas été rendu au CHSCT ? A-t-il fait l’objet d’un quelconque travail au sein de l’institution ? NON !  Il a tout bonnement été passé à la trappe.

Les agents ne se sont ils pas exprimés dans les cahiers de doléances ? Sachons les entendre, sans lecture sélective.

Il est grand temps, comme nous le demandons, de réformer l’évaluation et de cesser les anathèmes et les exclusives.

A suivre... 

 

 

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C Dugué 13/09/2012 09:10


quand on voit les DATI (directeur adjoint du travail inspectant) en gironde, on a peur... ils ont 35 entreprises de +50 salariés à suivre, le reste : mystère !!! il n'y a même pas de fiches de
poste (réclamées depuis de trèèèèèèèès nombreuses années par les OS que ça soit au niveau de l'UT ou au niveau du CTR....).


on attendait une valeur ajoutée et on a un maillon hiérarchique supplémentaire, qui ne fait pas de réunion, qui ne fait pas toujours passer les infos, qui filtre encore plus et qui cloisonne les
sections (on doit rester au niveau du "pôle")....


bref, on recule, c'est certain !